L’Etat va rembourser 4,9 milliards d’euros avancés par EDF pour financer les énergies vertes en augmentant la CSPE, une taxe acquittée par les consommateurs.
Cela fait plusieurs mois que cette nouvelle ponction était redoutée par les usagers d’EDF. C’est maintenant une certitude : la Contribution au service public de l’électricité (CSPE) qui sert surtout à couvrir le rachat de l’électricité d’origine renouvelable à un prix bonifié va flamber.
Cette taxe est collectée directement auprès du consommateur final d’électricité à travers les factures.
Ravie de voir les usagers pendus à une corde de chanvre vert, Delphine Batho, ministre de l’Energie s’est félicitée de ce tour de garrot tarifaire en le jugeant « responsable ».
Et le cours de l’action EDF a pris 5% à la bourse de Paris, signant ainsi la plus forte hausse du CAC 40…
Des actionnaires qui rient et des usagers qui pleurent : en cette période vache maigre, la volonté de développer coûte que coûte la production d’électricité solaire ou éolienne est un fardeau pesant sur l’épaule de tous les contribuables : à la fin 2012, il représentait la majeure partie d’une ardoise de 4,3 milliards d’euros, somme à laquelle s’ajoutent 600 millions d’euros de frais financiers.
La CSPE représente aujourd’hui 9,4% de la facture moyenne des ménages, contre 7,5% au 1er juillet 2012 et 5,8% au 1er janvier 2011.
La CSPE a déjà été relevée de 2,5% le 1er janvier dernier, soit environ 15 euros de plus par an et par ménage. Et ce n’est pas fini…
Les prochaines augmentations s’étaleront jusqu’en 2018, le déplafonnement de la taxe n’étant plus un tabou.
Depuis, le 1er janvier 2013 le plafond de la CSPE est fixé à 13,50 euros du mégawattheure. Selon EDF ce montant aurait dû s’élever à 18,80 euros, si l’Etat avait voulu éponger le passif d’EDF en 2013.
Autre menace : l’assiette de la CSPE pourrait être élargie à d’autres énergies comme le gaz ou les carburants, ce qui mettrait tout le monde à contribution !
Cette question sera débattue lors du débat national sur la « transition énergétique » organisé par le gouvernement afin de donner aux Verts un os à ronger.
Il y a quelques jours, le ministre du Budget promettait une stabilisation de l’effort fiscal demandé aux Français en admettant que ceux–ci ne peuvent pas en supporter davantage.
C’était sans compter sans l’appétit des écolos et des actionnaires d’EDF dont l’Etat détient 84% du capital.
Au final, Selon un rapport publié à l’été 2012 par le Sénat, la hausse de la facture énergétique pourrait s’élever de 50% d’ici à 2020.
DL















Trop, c.est trop !
rappel: Ce que coûtent les privilèges des agents d’EDF ! l’avis des écolos sur ce monstrueux gaspillage ?
Si l’on se réfère aux documents comptables d’EDF, on constate avec un peu d’étonnement que l’opérateur du monopole historique provisionnerait pour l’année 2011 la somme colossale de 2,9 milliards d’euros, sur un chiffre d’affaires de 65,3 milliards. Cette somme est déduite « au titre des engagements pour l’avantage en nature énergie ». On enregistre ici une hausse considérable par rapport à l’année.
Les agents des industries électriques et gazières, c’est-à-dire essentiellement les salariés d’EDF et de GDF-Suez bénéficient d’un tarif préférentiel. Ils payent entre 5 et 10 % du prix réel que supporte le consommateur ordinaire. Ceci vaut aussi bien dans leurs résidences secondaires et assimilées, que dans leur foyer. Ce « tarif agent » est appliqué la vie durant. Au total environ 300 000 personnes profiteraient de cet avantageux passe-droit.
Complice de cette omertà, la CGT se refuse à tout réexamen. Elle en fait curieusement une sorte d’héritage culturel. De façon apparemment irrationnelle la centrale communiste, majoritaire au sein du Comité d’entreprise, défend bec et ongles toute idée de reconversion de cet avantage en nature en augmentation des rémunérations.
Le gouvernement actuel est en grande réflexion autour de l’idée d’un bonus-malus pénalisant la surconsommation d’énergie : que n’examine-t-il pas celle qui résulte de cette absurde tarification incitatrice au gaspillage chez ceux qui devraient au contraire donner l’exemple d’une meilleure gestion du gaz et de l’électricité. Tout cela s’inscrit dans une logique assez élémentaire : plus le produit est bon marché, plus on le gaspille. En Union Soviétique où le gaz était « gratuit » les ménages laissaient les brûleurs fonctionner en permanence en raison du prix et de la mauvaise qualité des allumettes.
Aujourd’hui les préoccupations environnementales montent en puissance mais, à la CGT, on demeure dans le déni : « on ne s’est jamais posé cette question, syndicalement, elle ne nous intéresse pas. » Circulez il n’y a rien à voir. EDF et GDF se gardent bien de communiquer sur le sujet. On sait seulement que les subventions au comité d’entreprise d’EDF sont indexées sur la consommation d’électricité.
On connaît la formule de Lénine : « le communisme c’est la dictature du prolétariat plus l’électricité. » La dictature du prolétariat est tombée à l’eau. Qu’est-ce qui reste ?
Quel est le ratio (comité d’entreprise) sur la masse salariale par rapport a son financement (1%) figurant en bout de nos factures…?
[...] Le cri du contribuable [...]
A gele, la position de la CGT est rationnelle: L’avantage tarifaire dont bénéficent les agents croit avec l’augmentation du coût du KWH, et ils savent très bien que celui-ci va augmenter d’au moins 30% rapidement; en plus cet avantage est en relatif bien plus important pour les bas salaires que pour les cadres .
Le C.E. lui est financé par 1% du chiffre d’affaire d’EDF; donc du total des factures.
Reste la question , l’avantage tarifaire est -il acceptable? J’affirme que oui pour les cadres moyens qui sont bien plus mal payés dans le service public que dans le privé; pour les autres cadres, homologues des hauts fonctionnaire, ils sont bien payés en avantages divers depuis 15 ans environ.
a Gele : 100% d’accord avec votre point de vue. Ces comités d’entreprises sont l’anti chambre de la mafia syndicale.
J’adore » l’appétit des actionnaires » pour une entreprise dont 84% du capital est détenu par l’état!!
Soyons clair, EDF va mal et même très mal, et pourtant elle verse un dividende royal; devinez à la demande de qui: l’état se sert d’EDF pour prélever un impôt déguisé, c’est tout.
Et ne vous y trompez pas l’EPR de Flamanville, avenir du nucléaire français, nous coûtera au moins aussi cher de l’énergie verte!
A Oxymore, antichambre n’est pas adapté, c’est plutôt un centre, car il y en a d’autres.
A Phalène : bien vu !