Demain s’achèvent les négociations entre syndicats patronaux et salariés qui sont censés s’accorder sur une réforme du marché du travail.
Cet article reprend la chronique de Nicolas Doze du jeudi 10 janvier 2013 sur BFM TV.
D’ores et déjà, l’échec est annoncé, l’absence de consensus paraît inévitable. Les syndicats salariés veulent plus de CDI et moins de CDD au nom de la sécurité de l’emploi, tandis que les patrons refusent la taxation sur les CDD courts, un des rares éléments de flexibilité dans le marché de l’emploi français.
Les uns veulent la sécurité, les autres appellent à plus de souplesse, qui manque cruellement à nos entreprises au bord de l’étouffement.
En parallèle, les négociations chez Renault pour tenter de sauver les sites industriels français continuent, et une proposition a retenu l’attention : celle d’augmenter de 6.5% le temps de travail. En effet, dans les 5 sites d’assemblage que compte Renault en France, le temps de travail est actuellement inférieur à 35h. Il s’agirait donc d’atteindre réellement ces 35h.
Nous ne savons pas encore si cette proposition sera retenue, mais de nombreux exemples semblent indiquer que les entreprises sont bien placées pour réformer le marché du travail : ne serait-ce pas une méthode plus efficace que les négociations au sommet entre syndicats nationaux comme de coutume en France?
Dans notre pays en effet, les entreprises ne peuvent pas initier de grandes réformes elles-mêmes, car le droit du travail se décide essentiellement par concertation avec les partenaires sociaux et l’Etat.
En Espagne par exemple, Renault a négocié des baisses de salaires contre un maintien des emplois.
Chez Air France KLM aussi, les personnels au sol ont accepté de renoncer à une douzaine de jours de RTT, ce qui revient là aussi à une baisse de salaire, avec la promesse de retour à meilleure fortune en 2015, si l’objectif en cours de redresser la productivité de 20% est atteint.
Autre exemple intéressant : Constellium, ancienne filiale de Péchiney aujourd’hui franco-allemande. Du côté de la branche allemande, en 2009 le syndicat IG Metall accepte une baisse du temps de travail et de baisse de salaires de 10% pour tout le monde, soit 2 000 ouvriers. Un an après, on retourne à un plein salaire pour tous.
En revanche, du côté français, qui compte 5 000 salariés, on n’a pas trouvé d’accord avec les syndicats, les négociations ont échoué. Résultats : chômage partiel, et plan social…
Ne nous leurrons pas : pour redresser les entreprises et sauver les emplois, on demande nécessairement des sacrifices aux salariés, qui doivent accepter chômage partiel et baisses de salaire : donc une vraie pression sur le pouvoir d’achat.
Mais il faut bien comprendre ceci : nulle part, la guerre de la compétitivité n’a été gagnée sans effort, sans renoncement, sans privations. Nulle part cela n’a été un jeu à sommes nulles. Tout simplement parce que nous vivons aujourd’hui une mutation.
Retranscription Marie Villeneuve















[...] Demain s’achèvent les négociations entre syndicats patronaux et salariés qui sont censés s’accorder sur une réforme du marché du travail.Cet article reprend la chronique de Nicolas Doze du jeudi 10 janvier 2013 sur BFM TV.D’ores et déjà, l’échec est annoncé, l’absence de consensus paraît inévitable. Les syndicats salariés veulent plus de CDI et moins de CDD au nom de la sécurité de l’emploi, tandis que les patrons refusent la taxation sur les CDD courts, un des rares éléments de flexibilité dans le marché de l’emploi français. [...]
Code du travail : On peut s’attendre pour 2013 à des dépôts de bilan, destruction d’emplois et chômage de masse…
Il faudrait quand même que gouvernement et syndicats réalisent que nous sommes en crise et que quand les autres pays en sortiront, nous Français, seront toujours dedans si nous ne prenons aucune mesure. Il faudrait également sortir du schéma « patron voyou » et « ouvrier exploité » et comparer ce qui est comparable (une petite PME n’a rien à voir avec une grande entreprise du CAC40)…
On pourrait observer ce qui se passe en Europe et dans le monde et voir ce qui pourrait être fait en France. Comme d’habitude la France nage à contre courant, comme s’il y avait des entreprises en bonne santé, de l’argent en abondance, une balance commerciale excédentaire, plus de dette, plus de crise…
La réalité étant que nous ne sommes pas dans le pays rose des Bisounours (ou des Socialistes). Ce qui coince c’est le code du travail fait par les syndicats et les fonctionnaires non concernés par le sujet.
Comparaison n’est pas raison mais avec plus de 3000 pages à notre code du travail nous avons autant de chômeurs que de fonctionnaires. Le pays voisin de mon département la Suisse connait le plein emploi avec 117 pages de code et pour 47H/semaine jusqu’à 65 ans y compris pour 50000 haut-Savoyards qui chaque jour émigrent pour travailler.
En France Du président de la république aux simples smicards les statuts, les contrats, les retraites devrais être égalitaires . Assiettes de cotisations; employeurs-salariés! Taux de cotisations ! Durée de carrière! Prestations finales; additionner toutes les formes de revenus : Travail-Capital et toutes les allocations et avantages en natures.
Les exemples en Europe sont à étudier avec sérénité. Le déni des réalités, par les syndicats et le PS, l’apologie de l’immobilisme, les droits acquits par les uns au détriment des autres c’est tragique pour la France. C’est un comportement immoral une honte pour les futurs générations, nos propre enfants et a nos petits enfants. ( texte reçu )
un
Les syndicats et plus particulièrement la C.G.T. sont contre les patrons, mais n’ont pas de solutions pour donner du travail ou un autre moyens de vivre aux ouvriers .On voit bien avec la gestion des C E. d’air France et autres qui sont catastrophiques. Heureusement qu’ils ne gèrent pas d’entreprises sinon ce serait la faillite assuré, et ils trouverait encore le moyen de dire que c’est la faute aux patrons. Comme notre président qui n’aiment pas les riches. Mais sans riche pas de richesse.
Sarko a dit a Hollande moi je veut plus de riche et toi plus de pauvre.
J’ai entendu très clairement la CGT dire qu’elle ne signerait rien car il n’était pas question que ce soit les patrons qui écrivent la loi, celle ci ne pouvant venir que du gouvernement! Alors parler de partenaires sociaux est un abus de langage.
A mon sens l’auteur à raison, les centrales syndicales françaises sont tellement composées de fonctionnaires idéologiques que la solution ne peut venir que d’accord locaux entreprise par entreprise, encore faut-il que la loi les autorise et que l’idéologie de quelques uns ne les fassent pas capoter. Malheureusement ce n’est pas le cas, il faudra donc que le chômage augmente encore pour que ça bouge vraiment.
Une chose me frappe, on parle en France des patrons, comme s’il s’agissait de grands propriétaires faisant trimer une armada d’esclaves sur une terre fertile à l’infini. Jamais les entreprises, les aléas du marché,…. ne sont au cœur des discussions; jamais l’intérêt commun n’est évoqué comme si les salaires devaient être payés par l’état, donc nous tous, sans production.
Une remarque enfin, n’est-il pas étrange que le numéro deux de la CGT reçoive le grade honorifique et bien payé de conservateur des hypothèques, juste avant la disparition de cette gâterie pour haut fonctionnaire, que le numéro un de la CFDT soit nommé à l’IGAS, aux cotés d’une ancienne ministre, avec aussi une très belle paye,….Voila un mauvais exemple que le patronat français ferait bien de copier!
Le rapport Perruchot pointe les organisations patronales comme au moins aussi problématique que la CGT.
Compte tenu de leurs résultats les patrons sont largement surestimés.
Les patrons écrivent proportionnellement plus les lois (1/5 contre 1/20 = x4) que les fonctionnaires (1/3 contre 1/5 = *2 ) ou les autres salariés … alors qu’ils sont bien plus minoritaires …
Merci. Cdt.
A Eco-pol, je vous accorde que les syndicats patronaux ne sont pas un modèle non plus; mais ils sont aussi nourris d’argent public…
Bjr,
J’ai une solution qui accordera toutes les parties…sauf le tyrannosaure fiscal;
-privation de la sécurité sociale + choix du salarié pour opter la solution la + économique
-liberté de choix pour souscrire ou pas chez Pole Emploi
-baisse générales des charges fiscales dites faussement sociales
@+
Papy 3000, je crois sincèrement que donner des responsabilités assagit, tous ces syndicats peuvent se comporter en irresponsables parce qu’ils n’ont aucune responsabilité; ajoutez y le fait que les centrales syndicales ouvrières sont peuplées de fonctionnaires, et vous avez les ingrédients majeurs d’un dialogue social qui ne être que confrontation idéologique entre le monde du privé et celui du public. Pour faire bonne mesure financez grassement tous les camps avec les impôts, et vous avez le terreau de la magouille ,de la corruption, … Nous appelons cela un modèle social!
A Chris, sans aller jusqu’à privatiser la sécu, commençons par redonner du travail aux chomeurs, privatisons dans un 1er temps l’ANPE : qu’elle ne soit pas uniquement un organisme gourvernemental de comptage des sans travail, mettons lui des objectifs tout comme le font les cabinets de recrutement . Et quand à la notion de travail de nos chers fonctionnaires et leurs syndicats, eux qui ne voient qu’à travers le modèle allemand, voyez quel est leur droit de grève !
A Hebken, pour réduire le chômage il faut
- des postes de travail rentables ( on n’embauche quelqu’un pour gagner des sous, c’est triste mais imparable);
-des candidats formés (il y a beaucoup à dire sur les scandales de la formation professionnelle);
-des candidats à l’embauche (il y a beaucoup à dire sur l’intérêt qu’il y a à ne pas travailler ici).
Le reste est accessoire.
Pour Gele.
Cet été j’ai discuté avec une personnalité du Jura Suisse :
Ce Canton de 75000 habitants, presque sans chômeurs, déverse annuellement 350 000 Fr, à travers les frontaliers Français, à notre Jura !
Le Canton du Jura est un des plus pauvre de Suisse !
L’exposé qui suis n’est qu’une réflexion sans revendication !
Un ébéniste construit un meuble sur commande, il touche un « prix » pour ce travail ! Cet ébéniste peut-il revendiquer la paternité du meuble et avoir un regard sur le devenir de ce meuble ?
De même un salarier échange son travail contre une rémunération, qui est réciproquement consenti (en principe). Peut-il revendiquer la « paternité » de son travail à son employeur et avoir un regard sur le devenir de son travail ? Par exemption (un peu abusive) , ce travailleur peut-il reprocher à son patron de l’avoir embaucher et ajoutant que, sans lui, le patron n’est rien?
Si vous aviez une entière confiance dans les livres, il vaudrait mieux ne pas avoir de livres du tout.(Mencius)
Miracle les partenaires sociaux ont signé un accord,…. mais dans un mois le gouvernement va proposer un projet de loi pour entériner cet accord! Je sais que l’ambiguïté est souvent une qualité, mais là nous sommes très forts! Et qui parie que ce texte ne sera pas modifié au passage?
De ce que j’en ai entendu, ce n’est pas cet accord qui va nous sauver de la mouise.
Qui a lu le rapport Perruchot ? à part moi au moins un peu mais systematiquement ? CGT ou MEDEF même combat même problèmes
@Chris
Privatiser la sécurité sociale: Sauf argumentation contraire très solide le trou de la sécurité sociale est du au privé
- 85% des fraudes seraient dues aux professionnels de la santé
- le cout de la consultation devrait être de 13Euros si elle avait suivi l’inflation depuis 1960! alors qu’elle est aujourd’hui de 23E hors dépassements d’honoraires
- le cout des médicaments aurait augmenté longtemps de 5%/an et
- les frais de gestions des mutuelles sont plus de 4 à 5 fois plus élevés que ceux de la sécurité sociale (information UFC relayée par le Figaro et confirmée et expliquée par le patron des mutuelles !!!
La seule CPAM bénéficiaire en France est celle d’Alsace Moselle dont sont exclus les représentants du patronat … qu’on pourrait pensés naturellement du coté des labos privés et médecins libéraux …
Si c’est le privé qui pourrait etre à l’origine du trou de la SS alors pourquoi privatiser? pour que cela coute plus cher ?
Depuis quelques semaines je suis persuadé que privatiser la sécurité sociale est stupide en tout cas tant qu’on n’aura inversé les points ci dessus.
Le patron des mutuelles a expliqué que les frais de gestion des mutuelles étaient plus élevés parce que
- les mutuelles sont forcées
- de payer de la publicité (ce que la SS n’a pas besoin de faire)
- d’avoir des frais de recouvrement (ce que la SS n’a pas besoin de faire)
- plus petites les mutuelles ne peuvent pas faire les mêmes économies d’échelle (Cela le privé pourrait en faire mais ne le fait pas!!!)
etc
il a oublié
- de payer des dividendes !!! (ce que la SS n’a pas besoin de faire)
Il explique ou indique donc partiellement dans quel cadre le privé doit être prédominant et dans quel cadre cela doit être le public.
Si un service touche une population de l’ordre de celle de l’état alors le service doit etre public cela coute moins cher!
Si un service touche une population de l’ordre l’individu de local il y a tout intérêt à le rendre privé. startup , innovations, services de proximité etc…
Sans parler du conflit d’intérêt lié à la propriété (expropriation interdite si cela devait enrichir le voisin !!!)
@hebken: la plus grosse grève que je connaisse est une grève en Allemagne en 2009 !!! 2 mois 1/2 d’arrêt total … jusqu’à ce que la direction fasse 100% marche arriéré parce qu’il n’est pas autorisé de délocaliser une production en cours …
Dites nous ce que vous connaissez du modèle allemand ou VW propose 34H/sem et ou plus de 4H supplémentaires par semaine est interdit ainsi que payer à plus d’un mois un fournisseur semble-t-il.
Par contre privatiser l’ANPE dans la mesure ou les cabinets de replacement trouverai a placer les chômeurs à salaire égal ou supérieur: OUI!!!
Chris je suis pour baisser les charges sociales pour toutes entreprises qui embauchent … et taxer encore plus les autres.
@Phalene Que pensez vous des brevets déposés par l’INRA et de l’augmentation de la productivité agricole obtenue !!!
Êtes vous prête à payer l’électricité 2 fois plus chère comme en Irlande ou en Allemagne et 1,5 au RU ?
Le modèle Allemand:
- tous les fournisseurs devront être payés dans un délai de 1 mois.
- l’impôt sur toutes les sociétés sera de 25% sans niche fiscale
- plus de 4H supplémentaire/sem c’est interdit
Merci. Cdt.
@Jean-Pierre
Votre exposé qui suis n’est qu’une réflexion sans revendication ! présente vraiment des idées intéressantes
Sur le sujet la loi donne des réponses parfois contradictoires…
Si le meuble est un immeuble alors l’architecte à un droit de regard …
Si le meuble est un brevet … alors la paternité est au découvreur, les droit dans certains cas à l’entreprise
En période de fort chômage la renumérotation n’est pas librement consentie …
Si le meuble est l’argent gagné alors un patron a t il le droit de revendiquer moins d’impôt …
En fait les gains sont une caractéristique de ce qu’apporte le système à une personne physique ou morale. Plus on est riche plus le système dépasse le cadre du gain du au travail jusqu’à le rendre négligeable !!!
Franchement je vous lis encore pour une ou 2 de vos interventions dont celle la qui est vraiment intéressante …
Merci. Cdt.
Vous aurez compris et rectifié de vous même
En période de fort chômage la rémunération n’est pas librement consentie
[...] Source http://www.lecri.fr/2013/01/10/reformer-le-marche-du-travail-la-france-dans-limpasse-pourtant-des-so… [...]