Le Cri du Contribuable

Le quotidien de la dépense publique

Hans-Werner Sinn : «Un marasme d’une décennie menace la France»

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Hans-Werner Sinn, le président de l’institut économique allemand Ifo, signe une tribune titrée «Un marasme d’une décennie menace la France»dans l’hebdomadaire Wirtschaftswoche.

L’économiste allemand estime notamment, en s’appuyant sur les calculs de Goldman Sachs, que la France doit, comme l’Espagne, devenir « moins chère de 20 % » pour retrouver de la compétitivité et avoir un niveau d’endettement soutenable.

Source : La Tribune

22 Commentaires pour “Hans-Werner Sinn : «Un marasme d’une décennie menace la France»”

  1. Secotine dit :

    mais non, tout ça c’est de la pure jalousie ! Holande a déclaré à Oslo que « la crise de la zone euro est derrière nous ». Donc, si la crise est derrière la France n’a aucune obligation d’être moins chère ? Ah ! ces allemands ne comprendront jamais que le président Hollande possède des dons d’extralucide et s’il dit que tout s’arrange et que la croissance arrive, c’est que c’est vrai.
    Ah ! méthode coué quand tu nous tiens !

  2. Eco Pol dit :

    Goldman Sachs était le conseillé de la Grèce. C’est comme les menteurs. Ils ne disent pas toujours la vérité. LE mieux c’est de ne pas les écouter outre-mesure. En tout cas pour la Grèce, GS avait tord.
    Par contre je souhaite la publication des contrats et des données échangées entre GS et la Grèce.
    Le FMI aussi s’est trompé sur la Russie et l’Argentine.
    Merci. Cdt.

    Tout ce que j’écris doit être vérifié

  3. Monsieur Mario Monti était consultant pour Goldmann Sachs….!
    Monsieur Mario Draghi a été vice-président pour l’Europe de Goldmann Sachs….!
    Monsieur Strauss-Kahn déclarait en juin 2010 : « Je suis trés confiant dans les perspectives de l’économie Espagnole à moyen et long terme » http://www.lecri.fr…..!
    Madame Christine Lagarde déclarait en mai 2011 : « La croissance augmente, l’activité repart, l’emploi aussi et le chômage baisse » http://www.lecri.fr…...!
    Nous, nous disons : Magouille et corruption , les deux mamelles de la « crise » et autant de crimes contre le peuple.
    http://www.associationmieuxvivredanslatransparence.fr

  4. phalène dit :

    Oui, mais un discours politique doit aussi avoir pour objectif de favoriser des comportements positifs vis à vis de l’intérêt général. Alors noircir ou embellir le futur est un choix politique honorable; ne pas aller trop loin, suggérer sans affirmer, un art bien utile pour être efficace.

  5. Oui, mais le discours politique n’a pas pour objectif de favoriser des comportements positifs vis à vis de l’intérêt général, mais bien pour favoriser des intérêts particuliers…..!
    Si tel était le cas, il y a longtemps que nous le saurions….!
    Nous retrouvons toujours ce type de discours « optimiste » chez ceux qui exploitent les autres ou qui les ont exploités…..!
    Une culture enseignée trés tôt aux technocrates que nous retrouvons par répercussion chez les « grands chefs » et pratiquement toujours chez « les petits chefs » afin de nous faire prendre des vessies pour des lanternes….!
    Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater les dégâts causés par tous ces beaux discours….!
    Magouille et corruption, les deux mamelles de la « crise » et autant de crimes contre le peuple.
    http://www.associationmieuxvivredanslatransparence.fr

  6. jamas dit :

    Avec l’Europe il est flagrant des les politiciens en place embellissent la situation. Ils sont coincés par leur discours dithyrambique.
    Dettes démentielles, chômage important, frontières passoires, relative inefficacité à l’international, corruption non négligeable, distortion nord/sud,
    uniformisation des modes de vie apprauvrissant la riche diversité culturelle initiale.
    Ca n’est pas ce qui était vendu il y a quinze ans.
    Ils savent que si on fait une analyse critique objective de l’Europe à ce jour, le bilan sera plutôt négatif et le château de cartes s’écroule.

  7. phalène dit :

    A Jamas, et pourtant l’Europe nous a évité quelques horreurs bien franco françaises ; sans elle Sea France par exemple aurait été subventionnée avec nos impôts pour que le fête y continue sans bruit.

  8. jamas dit :

    A phaléne : sans l’Europe mais avec des politiciens responsables, sérieux, consciencieux, ne dépensant que ce qu’il y a en caisse et pas 30 % de plus chaque année, on n’aurait pas eu ces subventions et régimes dee faveur tous azimuts, véritable bras armé d’un cilentèlisme généralisé.

  9. phalène dit :

    A Jamas, ce n’est pas l’Europe qui fait de nous une société de clientélisme généralisé, pour ne pas dire pire, mais nos textes et règlements, et lorsque les textes existent leur non application; sans Europe et Euros nous dévaluions régulièrement pour éviter la banqueroute. Et pour avoir des politiciens sérieux et responsables, il faut une constitution et des lois organiques qui empêchent cette dérive naturelle des gouvernants: dans notre système comment voulez vous que ça marche? Le secret est partout, les députés tiennent leur poste trop bien payé de leur fauteuil local, aucun pouvoir de contrôle réel sous l’œil du peuple, qui n’est souverain que dans la loterie électorale orchestrée par les partis.

  10. AsinusFricat dit :

    Jamas: « et le château de cartes s’écroule »

    Si le pouvoir français s’était conformé au résultat anti-Maastricht du vote populaire de 2005 = ce qui nous arrive depuis n’est que le résultat d’un FLAGRANT déni de démocratie = UMP-PS ont applaudi au vote pro-Maastricht du congrès français, résultat d’une manipulation sarkozienne éhontée …

  11. jamas dit :

    Eh bien je suis bien d’accord avec vous phaléne et AsinusFricat.
    Qu’on tourne le problème comme l’on veut, Europe ou pas Europe, machination banco-monétariste ou pas pour Eco Pol ; la principale responsabilité de nos dérives revient bien aux dirigeants politiques, aux politiciens qui ne savent pas dirent non et prendre leurs responsabilités en toute indépendence par rapport à tel ou tel carcan. Et aussi évaluer et contrôler après coup l’impact de leurs décisions et en tirer toutes les consquences.
    Pour un peu j’en arriverais à dire comme certains qu’accuser l’Europe, c’est facile ça permet de se dédouanner à bon compte (pour exemple ça n’est pas l’Europe qui a allègrement dépassé les 3% de déficits sur PIB mains bien les dirigeants au pouvoir).
    Mais ceci étant ça n’est pas pour autant que l’Europe actuelle nous soit bénéfique.

  12. Eco Pol dit :

    En affaire criminelle, s’il y a bien crime ici, au minimum un préjudice financier très important 50milliardsE/an, la question est de savoir à qui profite le crime?
    Certains (tous) H. politiques sont tellement dépassés, incompétents et/ou inactifs qu’ils ne peuvent pas être les principaux responsables même s’ils peuvent être tenus pour responsables à 100% en tant qu’un maillon de la chaine… Les lobby(ies) dénaturent les informations, écrivent les lois, signent les lois.
    Le traité constitutionnel a été refusé pour 2 raisons principales le libéralisme du texte et le manque de démocratie. (Voir la presse dont libération 3/4/5 mai 2004 et en tout cas par moi dans mon vote!)
    Ceux qu’il faut punir c’est ceux qui profitent à hauteur de leurs profits.
    Porter préjudice est interdit même si par ailleurs on respecte la loi.

    AsinusFricat, je suis 100% d’accord avec vous.

    - Le préjudice existe toujours.
    - Je suppose l’atteinte au système économique art 411 et svt du code pénal …
    - Passer outre le résultat d’un référendum ?!
    Des suites judiciaires sont donc certainement envisagées y compris par la BCE pour sa défense pour justifier le rachat d’obligations sur le marché …
    Jamas De nombreux banquiers sont au pouvoir et ce sont eux qui signent et qui ont signé (Pompidou, Pébereau conseiller de VGE en 1973 devient banquier en 1993 à la B.., 1er ministre grec en 2012 GS , président du conseil Italien M Monti GS, patron de la BCE M Draghi GS, secrétaire général adjoint de l’Elysee Macron banque R… )
    Il y a bien une situation de conflit d’intérêts
    VGE écrit (loi 3 janvier 1973) il s’agissait à l’époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu’il soit émis par une entité privée ou publique.
    Il faut pointer du doigt le fait que les banques prennent des frais sur toutes les transactions ainsi que sur la gestion … Ne me faite pas croire que cette question était ignorée des banquiers.

    Ici j’essaie de me placer du point de vue du contribuable (de droite). Il y a des points de vue dont je parle peu c’est celui de l’analyse des flux financiers plus mathématiques … surtout plus schématisables plus visuels.

    Prenez une feuille à carreaux. Dessinez ce que dans la BCE (contribuables) a donné aux banques un rectangle de 10 carreaux. Ce que rendent les banques 2 carreaux/an (1%+0,75%). Ce que prêtent les banques 100 Carreaux/an (10fois+). Ce que gagnent les banques 7 carreaux/an. Les frais des banques 3 Carreaux/an. Ce qui est RE-monétisé 2 carreaux/an soit 20% de la somme prêtée par le contribuable … Pour la Grèce ce n’est pas 7carreaux par an mais 25/an garantie par le contribuable qui rachète via la BCE.

    Seulement ce genre de schéma est adapté à des gens un peu simplets comme moi dont la formation est d’avoir en tête l’erreur et l’écart avec l’exactitude. C’est adapté a des gens qui schématisent pour se faire une idée.

    Merci. Cdt.

    PS: Tout ce que je dis doit être vérifié, critiqué et pondéré.

  13. jamas dit :

    Je ne connais pas l’origine du pourquoi du comment le lobby bancaire a réussi à se réserver la quasi exclusivité du financement de l’économie et des états.
    Mais je présume que ce lobby a du arguer du fameux principe de subsidiarité. C’est ce principe d’origine religieux je crois mais inscrit dans les textes constitutionnels de l’Europe qui veut que un problème qui peut être réglé à un échelon inférieur ne soit pas remonté plus haut. De même quand un problème peut trouver sa solution dans la sphère privée, le public n’a pas à s’en mêler.
    Donc dans cet esprit, si un problème de financement de ceci ou de cela peut être réglé par le privé, inutile que le public s’en mêle.
    En cela je ne vois pas de quoi blâmer les banques qui n’ont fait que défendre leurs intérêts.
    Les choses se sont gâtées quand les dirigeant politiques, vous savez, ces gens qui en principe n’ont pas fait d’études supérieures, disent qu’ils n’ont pas d’esprit d’analyse, n’ont pas tout une batterie de conseillers autour d’eux, ont usé et abusé jusqu’à plus soif de l’emprunt facile sans se douter le moins du monde qu’un jour il faut payer la note.

  14. phalène dit :

    A jamas, la réponse est toute simple: c’est la fonction des banques. Les rois ont fait appel aux banques dès le début; et,c’était toujours l’emprunteur qui sollicitait la banque avant que ne vienne l’idée récente de nous prêter sans demande explicite. Pour cela il fallait inventer le papier monnaie qui permet de prêter plus que ce que l’on a; ce qui permet d’accélérer le temps économique: le progrès n’est plus tributaire du labeur, et de l’accumulation de capital sous à sous. Aujourd’hui difficile de dire qui manipule qui des banques et des politiques; ce qui est certain est que l’excès de crédit à la demande des politiques a provoqué des crises, celle des subprimes aux USA en particulier.

  15. jamas dit :

    A phaléne,
    Pour moi ce sont les banquiers qui manipulent les politiciens (je les appelle les politiciens et pas les politiques, politiques ça fait trop distingué) ; lesquels politiciens sont des gros balourds orgueilleux bien trop intéressés par leur plan de carrière pour ne pas voir qu’ils nous enfoncent toujours un peu plus dans le tonneau des danaîdes des emprunts publics.
    Mais les banquiers font comme les industriels, les constructeurs automobiles, les pharmaceutiques, les paysans grands céréaliers, les fonctionnaires, les syndicats patronnaux ou ouvriers,etc. Ils vont taper ceux qui ont le pouvoir et les sous, sans plus.
    Il restent clairement pour moi que la responsabilité principale du dysfonctionnement revient au personnel politique qui se doit, (devrait) d’être intègre, neutre, au dessus des arrangements de circonstance.
    C’est le dirigeant politique qui a le pouvoir en dernier resssort, pas le professionnel en ceci ou en cela.
    Sinon autant jeter aux orties tout notre mécanisme républicain.
    On peut tout dévoyer avec des mots, bien sûr.
    On peut se faire plaisir à gloser, pour le fun.
    Mais il arrive un moment où il faut bien rétablir le bon ordre des choses.

  16. phalène dit :

    Vous avez raison d’affirmer que ce sont toujours les politiciens les responsables, c’est le bon sens même: ce sont eux qui tiennent le manche, même s’ils ne sont pas des familiers de l’outil. Mais que veut dire ce qualificatif de responsable quand aucune possibilité de sanction n’existe.

    Les banques sont responsables quand elles refilent des crédits toxiques à des élus ,disons, imprudents; mais c’est une banque à capitaux publics qui l’a fait. Les politiciens sont responsables quand ils poussent les banques à prêter à tout vat pour faire croire aux citoyens que la situation est bonne, ce qui est hélas courant. Finalement à mon avis les banques ne sont responsables que de leur politique de crédit aux industries, si l’état ne pompe pas une trop grande part de leur capacité à faire crédit!

  17. Jean-Pierre dit :

    Jamas :
    « va pour le bon ordre ! »

    Ce qui suit est pour info et n’appelle pas de débat !

    Extraits du N. Obs. du 15/04/2010 : Le président de la banque centrale des États-Unis, Ben Bernanke ( qui a consulté les contrats et les données échangés entre les partis), a affirmé mercredi 14 avril que la banque américaine Goldman Sachs n’avait commis aucune infraction en aidant la Grèce à abaisser son niveau de déficit public au début des années 2000.Ben Bernanke n’a évoqué aucune infraction à la loi, ni manipulation comptable faite à dessein.…
    Conclusions du N. Obs. (parce que G. Sachs doit obligatoirement être gris) : Goldman Sachs est soupçonnée d’avoir aidé la Grèce à maquiller ses comptes publics pour permettre son entrée dans la zone euro. Par le truchement d’opérations sur devises, les autorités grecques ont obtenu en 2001 des liquidités sans creuser le déficit public, en repoussant l’échéance due de plusieurs années, et en offrant au passage à Goldman Sachs de juteuses commissions.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/tag/goldman-sachs-p5
    18/08/2112 Obama innocente la Goldman Sachs.
    http://www.wikistrike.com/article-obama-innocente-la-goldman-sachs-109081261.html

  18. Jean-Pierre dit :

    Chacun ici, a évoqué les gabegies de toutes sortes, ce n’était qu’un inventaire. Malheureusement cet inventaire établi ne suffira pas à inverser la « dérive » !
    Pour preuve les lettres mortes de la Cours des Comptes bien plus puissante que « le Cri du Contribuable ». Et nous devrions être plus inquiet de la progression de la dette, que de disserter sur où et à qui aboutissent les intérêts de cette dette !

  19. phalène dit :

    A jean PIerre. D’accord, mais sans la gabegie, il n’y aurait pas de dette, pas de chômage de masse, pas de déficit du commerce extérieur ( à mon sens plus grave que le reste parce que mesure de notre appauvrissement). La question qui me parait primordiale est pourquoi notre parlement ne fait-il en aucune manière son travail de contrôle de la dépense publique, pourquoi n’utilise-t-il jamais les rapports de la cour des comptes, pourquoi le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques ( dont l’IFRAP se glorifie) est- il mort né? Et tant qu’il en sera ainsi le seul espoir est révolutionnaire, avec ou sans hémoglobine.

  20. Jean-Pierre dit :

    Heu! Phalène, à ce point là ?
    On ne peut qu’être d’accord avec vous pour l’analyse !
    La phrase : « nous devrions être plus inquiet de la progression de la dette, que de disserter sur où et à qui aboutissent les intérêts de cette dette ! »
    Était là pour énerver … qui vous savez!
    Cette phrase faisait partie d’un long texte, que je n’ose plus soumettre de crainte de lire en retour des inepties à mon encontre !

  21. phalène dit :

    A Jean Pierre à ce point là: comment espérer s’en sortir sans une bonne vieille destruction créative comme disent les économistes savants?

  22. Eco Pol dit :

    Les contrats entre la Grèce et GS n’ont pas été publiés à ma connaissance.
    C’est un minimum pour tirer des conclusions définitives.

    D’autre part en terme de loi française il peut y avoir
    - atteinte aux intérêts économiques de l’état,
    - préjudice (qui doit être compensé).

    Le président de la banque centrale des États-Unis, Ben Bernanke ( qui a consulté les contrats et les données échangés entre les partis), a affirmé mercredi 14 avril que la banque américaine Goldman Sachs n’avait commis aucune infraction en aidant la Grèce à abaisser son niveau de déficit public au début des années 2000.

    Le témoignage de Ben Bernanke n’est pas suffisant ni ne peut être considéré comme fiable seul. Son jugement ne concerne que la loi US. Il ne concerne ni lois européennes ni les lois grecques.

    Il y a une situation de conflits d’intérêt entre la FED et la BCE!

    La responsabilité seule des hommes politiques n’est pas suffisante. En analyse criminelle parce que l’action ou la passivité des hommes politiques profitent financièrement aux banques et peu aux hommes politiques eux-mêmes.

    Il est de plus interdit de tromper certains élus ou autorités de l’état …

    Au moins une banque a été condamnée pour avoir fourni des contrats incompréhensibles y compris par ses propres employés en 2009!

    Merci. Cdt.

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