Se défaire de nos élites

Le 30/11/2012

« Comment peut-on se défaire de nos élites qui ne sont pas impuissantes, mais nocives ? Si au moins, ils étaient seulement imbéciles, je crois que le mal serait moindre! »

Chronique de l’association des contribuables de l’intercommunalité d’Aubagne

L’un de nos adhérents nous interroge en ces termes : « Comment peut-on se défaire de nos élites qui ne sont pas impuissantes, mais nocives ? Si au moins, ils étaient seulement imbéciles, je crois que le mal serait moindre! »

A observer la corrida en cours à l’UMP, on ne peut qu’approuver le constat, sans pour autant fournir le remède.

Nos « élites » sont égoïstes. Comme dans la chanson de Gilbert Becaud, La Corrida (entendez les spectacles des partis politiques) : « On y vend des serments, des enjeux et des âmes ».

Nos « élites » sont inconscientes des dangers qu’elles nous font courir, car « Pendant ce temps-là, La Méditerranée, Qui se trouve à deux pas, Joue avec les galets » et bientôt avec notre identité, nos institutions, notre civilisation.

Ainsi, l’association « Contribuables Associés » a-t-elle demandé à Jean-Paul Gourévitch, expert international en sciences humaines, un travail de réactualisation de ses précédentes études sur les véritables coûts de l’immigration (cf la récente monographie de «Contribuables Associés»).

Ses analyses précédentes avaient été confirmées par l’INSEE.

Le coût est essentiellement dû aux prestations sociales « qui assurent 21% des revenus des immigrés, contre 5,1% pour les non-immigrés et 5,4% pour les immigrés qui viennent d’Europe ».

Ces recherches et calculs « aboutissent à un coût net de 17,4 milliards d’euros, soit 0,9 % de la richesse nationale ».

Elites inconséquentes encore : la fourniture d’armes à l’opposition syrienne, ou à l’armée dite régulière malienne qui, une fois installées au pouvoir, les utiliseront dans leurs croisades ethniques ou religieuses.

Elites inconséquentes, d é f i n i t i v e m e n t : le traité de Lisbonne, l’Europe d’Ali Baba et ses 55 000 fonctionnaires grassement payés, la Grèce aujourd’hui, dont le coût pour les contribuables français s’élève à au moins à 50 milliards.

Qu’attend donc l’une de ces élites, siégeant au Parlement, pour interroger le gouvernement sur l’ampleur exacte de nos largesses pour ce pays, et la prévision pour les autres (Espagne et Italie) ?

Mais ceci ne date pas d’hier. Depuis 50 ans nos « élites », toutes ou presque, bondissent sur leur chaise en criant « l’Europe, l’Europe.. ! ». Entendez : « Des places, des places.. ! »

Gabriel Lévy

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Publié par Rédaction le 30/11/2012

Il y a 15 réactions.

Par phalène, le 30/11/2012

La question est bonne , la réponse est digne de ceux que l’auteur appelle « nos élites »; et qui ne sont au mieux que des parvenus, mais plus généralement membres d’un centralisme bureaucratique qui fleure bon le passé russe. La difficulté est double, il faut humaniser, démocratiser, le système français , et éviter que l’Europe naissante ne prenne modèle sur nous, ce qu’elle fait actuellement. Mais il y a plus, la technique financière devenue pour le vulgus pecus incompréhensible, permet incontestablement d’éviter des catastrophes, au moins provisoirement, mais au prix d’une religion technique qui fait oublier que les problèmes sont des problèmes de vivre ensemble. Je n’ai pas entendu parler de suicide de caste dirigeante, ni de chemin de Damas dans la vraie vie; il faut donc tuer le système, ou attendre que le parasite meure d’avoir trop épuisé celui qui le fait vivre. Les média semblent bouger en acceptant de débusquer de ci delà les mensonges officiels, un espoir?

Par noé, le 30/11/2012

excès d’alcool et Vanité ont 2 points communs l’intelligence en est perturbée
et puis en France le diplome c’est comme le formol ça conserve le QI reste les fumistes .
Aux 50 miliards ? il faut ajouter quelq unités d ‘une de nos grande banqu qui est allée se faire plumée en Grèce , qui sont les responsables de ce fiasco ?

  • Par phalène, le 01/12/2012

    A Noé, ceux qui se font plumer avec les emprunts grecs, ont parié qu’ils gagneraient plus grâce à des taux d’intérêt élevés, ils savaient le risque mais ont parié que le naufrage serait pour plus tard grâce à l’Europe: c’est un jeu de poker, les uns gagnent les autres pas. Pourquoi interdire les jeux de hasard? Inutile et impossible. Mais surtout pourquoi aider les perdants? Là, gros problème, moral, technique, et industriel.

    Par Julie, le 01/12/2012

    à Phalène et à Noé : Vous dites si bien les choses et c’est si vrai ce que je ne trouve rien à ajouter !

    Par bernard ALGHISI, le 02/12/2012

    C’est très simple, il suffirait de poursuivre au pénal, les criminels déjà identifiés et leur faire rembourser l’argent volé, détouné etc….!
    Pour cela, il faut évidemment ne rien avoir à la culotte ce qui semble rare vu le nombre de complices et de profiteurs….!
    Pour les autres, courage, si vous ne faites rien, c’est vous seuls qui allez payer l’addition…..!
    Magouille et corruption, les deux mamelles de la « crise » et autant de crimes contre le peuple.
    http://www.associationmieuxvivredanslatransparence.fr

    Par jamas, le 02/12/2012

    Eh oui les élites nous dirigent et sont donc plus responsables de nos mahleurs que le commun des mortels.
    Comme aurait pu dire G. Orwell, si nous sommes tous responsables, certains sont plus responsables que d’autres.
    Ce sont nos élites dirigeantes qui savent bien remettre la faute sur la crise, les subprimes, le capitalisme débridé, la finance débridée, le libre échangisme…
    Et mettre en cause les élites ? : mais vous déraisonnez, encore ce poujadisme malsain, vous faites le lit de l’extrême-droite, du F.N., toujours la même rengaine, changez un peu de disque, on le connaît votre discours.
    Comme si la raisons profondes de nos affres pouvaient changer un beau matin de causes profondes comme la mode vestimentaire change de style pour mieux renaître.
    Pour moi le premier responsable des dettes énormissimes qu’on a sur le dos reste celui qui signe l’engagement de crédit, celui qui propose ou qui vote le budget en déséquilibre, personne d’autre.

    Par Julie, le 03/12/2012

    à jamas : j’ignore qui vous visez mais sachez qu’il y a des gens qui sont totalement apolitiques et qui votent avant tout ‘ l’homme ‘ mais ils est un fait, nos élus technocrates, énarques, eurocrates et que sais-je, tous bords confondus, ont qd même le don de nous faire sortir de nos gonds mais bien sûr, libre à ceux qui le veulent, de se mettre de la ‘ peau de saucisse sur les yeux ‘ ! Critiquer même à tort vaut tjrs mieux que d’aduler servilement et tant que nous ne serons pas entravés pour le faire, nous pourrons affirmer être en démocratie.

    Par phalène, le 03/12/2012

    A Julie, désolé de vous contredire, il faudrait prendre beaucoup de temps pour ne pas être impoli, tant pis: la liberté d’expression n’est en aucune manière synonyme de démocratie, c’est une ruse des organisations modernes, un « progrès » par rapport aux régimes autoritaires d’antan. On vous autorise la critique, mais ce n’est que pour mieux s’assoir dessus et continuer comme si les électeurs étaient d’accord. J’affirme que le France n’est pas une démocratie, au mieux le pire de ce que l’on peut prétendre démocratie.

    Par noé, le 03/12/2012

    En 1988 le producteur d’aluminium d’ état français donc de type SOVIET a acheté un leader de l’emballage ou ? aux US American can . Osé !
    de plus en s’endettant fortement
    qui a donné son aval à ce délire puisque c’était une sté d’Etat ? le gouvernement était socialiste plutot ami des syndicats ….
    Péchiney ne s’en est pas remi cette belle entreprise a été acheté par Alcan lui meme acheté peu après par Rio tinto qui a sans doute fait une bonne affaire en raflant les 2 d’ 1 coup
    Julie merci ! sur mon com du 30 erreur 1 point commun

    Par Julie, le 04/12/2012

    à Phalène : A l’inverse des propos discourtois, l’expression de son désaccord n’a rien d’impoli…aussi, vous avez en partie raison puisque l’on flirte en permanence avec la désagréable sensation d’être ignoré mais n’est-ce pas une résultante inéluctable car de nos jours, la politique semble n’attirer plus que des carriéristes (que penser d’autre lorsqu’on voit ce qui se passe aux infos) et j’avoue, c’est un peu réducteur de l’exprimer ainsi, cela mériterait d’être réellement discuté mais saurions-nous dénouer ce nœud gordien, pas sûr !? À mon petit niveau, je serais déjà satisfaite que l’on calme les excès mais je sais, cela tient de l’utopie.

    Par Julie, le 07/12/2012

    à Phalène : je précise ‘propos discourtois’ de certains donc je ne vous visais pas !

    Par nicolas, le 10/12/2012

    « Nos élites, nos élites… » Ça fait trois,quatre décennies que les français revotent pour les mêmes . On à les (…) qu’on mérite.

    Par stoanova, le 15/02/2013

    Une démocratie ou tous peuvent s’exprimer devient rapidement une tyranie du médiocre conforme . Que des candidats à une élection affichent un niveau de connaissances minimales, cela ne suffit pas à en faire de bons candidats. Réserver l’élection aux plus capables est dangereux, les critères retenus étant trop subjectifs et malsains.
    Que tous puissent se prononcer dans une décision qui les concerne semble juste, mais ne l’est pas en réalité sur un moyen terme et mène à un appauvrissement de toutes valeurs. Comment voter dans une démocratie pour qu’elle reste une dėmocratie ? Ce serait un moindre mal de limiter les conséquences d’un vote ouvert à tous par ce que disait Platon à rpopos des magistrats : ils ne veulent pas le pouvoir, le pouvoir ne les avantage en aucune manière, et ils ne peuvent que s’occuper de l’intérêt commun. Toute fonction élective devrait être un fardeau que certains accepteront toujours de porter pour ne pas tomber dans la grossièreté et l’indigence propres aux démocraties. Nos sociétés pourraient alors vivre sous des lois arrêtêes par, non pas une pensée commune, mais une pensée multiple dégagée de tout autre intérêt que celui du bien collectif. Nul besoin de voter blanc, ou de s’abstenir, un rêve politique bien lointain…

    Par phaléne, le 15/02/2013

    C’est beau, et digne de la démocratie d’Athènes ( théorique parce la réalité était toute autre!); mais combien d’hommes intègres résistent plus de quelques mois aux charmes et facilités (ce sont elles les plus dangereuses) du pouvoir? Pas beaucoup et pas les meilleurs. Reste donc au peuple souverain de ne pas trop déléguer et surtout à surveiller.

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