L’économiste s’exprime ainsi dans une tribune du Figaro : « Depuis quelques semaines, on entend en France un discours absolument lénifiant sur la question de la dette publique. Il faut, dit-on, ne pas perdre de vue que le soutien à la croissance doit passer avant la réduction de la dette ; que la notation de l’Etat français reste correcte ; que l’on nous prête aujourd’hui à des taux très faibles… Ceux qui tiennent ce discours devront s’expliquer devant les Français lorsque des mesures d’austérité extrêmement douloureuses devront être adoptées dans l’urgence. Car il en est de la réduction de la dette comme de celle du stock de CO2 : plus l’on attend, plus l’effort à faire sera brutal, en espérant que cette négligence coupable ne nous emmène pas à la catastrophe avant d’avoir pu réagir. »
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