Le 21 décembre, une dépêche de l’AFP annonçait gravement : « Le Japon croule sous une dette monstrueuse », prenant pour preuve que « pour la première fois depuis 1946, le Japon va émettre plus de dette qu’il ne percevra d’impôts lors de l’année budgétaire 2009-2010 ». Philippe Herlin, spécialiste de la dette de la France, réagit à cette annonce.
« Effectivement, la situation est grave pour le Japon. Mais elle est quasiment identique pour la France puisque les recettes nettes de l’Etat en 2009 s’élèvent à 272 milliards d’euros, tandis que l’Etat empruntera 252 milliards sur 2009, pour couvrir le déficit du budget et amortir la dette existante !
La situation est même plus difficile pour la France pour trois raisons :
- 93 % de la dette japonaise est détenue par les Japonais alors que seulement 32,7 % de la dette de l’Etat est détenue par les Français (les « non-résidents » détiennent 67,3 % de la dette de l’Etat, lire ici), ce qui nous rend extrêmement dépendant des investisseurs étrangers.
- La banque centrale japonaise peut monétiser la dette (« faire tourner la planche à billet ») alors que la BCE voit cette possibilité interdite par ses statuts.
- Les impôts sont peu élevés au Japon (27 % du PIB, comme aux Etats-Unis), ce qui leur laisse une marge de manœuvre, alors qu’en France (45 % du PIB) nous sommes « aux taquets » et toute augmentation se traduirait par un affaiblissement supplémentaire de nos entreprises.
Le fait que le rapport dette/PIB soit plus élevé au Japon qu’en France (180 contre 80 %) ne doit donc pas faire illusion, la situation est plus tendue en France et une crise de la dette souveraine serait beaucoup plus grave pour elle. »
Extrait du blog de Philippe Herlin : la dettedelafrance.com
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Et le japon n’est pas en déficit anuel récurrent comme c’est le cas en France.
Depuis 35 ans sans discontinuer la France fait des dettes et chaque année plus énormes alors qu’il me semble qu’au Japon il y a alternance entre les périodes de déficits et les périodes plus fastes.
En France la gravité de la situation tient donc aussi au fait que la situation de déficit est devenue une habitude quasi-naturelle dont la classe politique s’accomode allègrement sans se soucier des lendemains (décennies) de remboursement.
Bref le comble de l’insoucience et de l’irresponsabilité pour nos dirigeants.
Le genre de dépeche que je prends avec des pincettes : difficile de vérifier les chiffres , ou s’il s’ agit de manipulation médiatique ou du gouvernement japonnais . ( Perso je ne me suis endetté qu’ 1 seule fois et le remboursement à été fait avant échéance ) . Donc si je comprends Herlain les japonnais sont esclaves d ‘ eux – memes alors que les français sont eslaves aux 2/3 de non français. Reste à savoir qui sont nos vrais Maitres !
Pour l’oublier, buvons
buvons à la barrière!
A la resquille
Entends la sornette
là-bas qui trompète
matin midi soir:
épouse brouette
et pousse poussette,
tes droits et devoirs.
Le poussah du long couloir
a un coeur de midinette
déposé sur un bavoir
à l’autel de Notre-Dette
sous le très-saint Arrosoir.