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Grèves à la RATP : le scandale des retraites

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Les agents de la RATP bénéficient de scandaleux privilèges en matière de retraites !

Alors que les conducteurs du RER entament leur 12e jour de grève pour réclamer toujours plus d’avantages, Sauvegarde Retraites rappelle les scandaleux privilèges des agents de la RATP en matière de retraites. Le point, en chiffres.

Les fêtes de Noël approchent, les touristes affluent à Paris, les températures ont chuté en dessous de 0° en Ile-de-France, il neige, les commerces situés aux abords du RER ont perdu 25 % de leur chiffre d’affaires habituel, c’est la crise en France et dans le monde… Mais les syndicats de la RATP s’en moquent. Ils veulent une prime supplémentaire de 150 euros. La direction propose-t-elle 80 euros ? C’est non ! Les conducteurs veulent davantage, et ils ont les moyens de faire cracher l’entreprise (et l’ensemble du pays par extension puisque la RATP est une entreprise publique) : il suffit de se mettre en grève et de paralyser le million d’usagers qui empruntent chaque jour le RER A.

C’est le sombre scénario qui se joue depuis bientôt 15 jours en Ile-de France. Malgré la prise de conscience des médias, dont beaucoup on étalé en une les scandaleux avantages des conducteurs de RER, les syndicats s’entêtent et refusent de céder.

L’occasion pour l’association Sauvegarde Retraites de dénoncer à nouveau les privilèges dont bénéficient l’ensemble des agents de la RATP en matière de retraites. Le tout étant financé, comme le reste des avantages, par le contribuable.

Age moyen de la retraite : 55 ans à la RATP, contre 61 ans dans le privé

Base de calcul de la pension de retraite : la meilleure rémunération de la carrière (les 6 derniers mois) à la RATP ; la rémunération de l’ensemble de la carrière, même les mauvaises années, dans le privé

Le niveau de la retraite est garanti à hauteur de 75 % du dernier traitement pour les agents de la RATP ; pas de garantie pour les retraités du privé

Les agents de la RATP bénéficient d’un 13e mois de retraite ; ce n’est pas le cas pour les retraités du privé

Pour toute réforme qui touche la RATP, les agents bénéficient de compensations : amélioration des rémunération en fin de carrière, octroi de points de retraites complémentaires, amélioration des réversions… Les salariés du privé ne reçoivent quant à eux aucune compensation aux réformes.

« Pour couronner le tout, dénonce Sauvegarde Retraites, la RATP, en ce moment même, est en train de négocier discrètement avec les pouvoirs publics la possibilité de mettre à la charge des caisses de retraite du privé les 21 milliards d’euros d’engagements retraite qu’elle n’a jamais  provisionnés… ». L’association de défense des retraités a lancé une pétition pour s’opposer au hold-up de la RATP sur la caisse de retraites du privé, la CNAV.

Victime des grèves, de leurs conséquences financières, et vache à lait de la RATP : le contribuable a de quoi se sentir roulé !

 Faites circuler l’information : retrouvez-ici les avantages des retraités de la RATP, à envoyer par mail à votre carnet d’adresses

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6 Commentaires pour “Grèves à la RATP : le scandale des retraites”

  1. petit gris dit :

    Avec la facture EDF petite note explicative jointe où j’ai pu lire: contribution tarifaire d’acheminement. Ecrit en orange: la contribution tarifaire d’acheminement prélevée en addition du tarif d’acheminement associé à votre contrat de fournitures, assure le financement d’une partie des retraites des personnels affectés aux activités régulées des industries électriques et gazières.
    Sans commentaire.

  2. Cela fait bientôt trente ans que tous nos politique baissent la culotte quand il y a vingt gréviste de la CGT dans la rue. Quand en France on se dégonfle, un premier ministre femelle au Royaume Unis a maté les syndicats et a eu droit à dix ans de paix et de progrès.
    Il a fallu en payer le prix, je me souviens, au journal télévisé de l’époque avoir vu dans Londres plongée dans le noir la mise en place d’un énorme groupe électrogène pour éclairer le Palais de Buckingam. Après six mois de grève, les syndicats des mineurs ont déposé les armes, ils ne pouvaient plus payer les grévistes. C’est quand même regrettable que l’absence de courage de nos politiques nous entraine vers une guerre civile car un jour l’on ne pourra plus payer les privilégiers de toute la fonction publique, élu compris.

  3. gwendal dit :

    je ne devrais même pas répondre, tellement ce site dis de ******* ! mais je vais quand même faire l’effort !
    Je prend l’exemple de la RATP, seul les conducteurs ont la possibilité de partir en retraite à partir de 50 ans, sous réserve d’avoir fait leur métiers pendant 37,5 ans !!! Savez vous que la RATP ne trouvent plus de jeunes pour faire ce métier ! plus aucuns jeunes aujourd’hui ne veut travailler sous tunnel, en horaires décalés, le samedi dimanche et jours fériés !
    La RATP est obligés de recruter dans les pays de l’Est.
    Les autres catégories ont leur retraite à 60 ans. Avec la réforme de 2008 un salarié RATP qui part à 60 ans touche 50% de son salaire. Pour toucher 75% il doit partir à 63 ans !
    ET vous avez la mémoire courte ! il y a 20 ans seulement les personnes qui rentraient dans une entreprise publique acceptaient de perdre pas loin de 20% de leur salaire par rapport au privé ! ils avaient d’autres compensation. S’il y a eu ce système mis en place, même avant la guerre ce n’est pas pour rien ! Dans tous les pays l’administration et les assimilès ont été protégés parce qu’ils étaient les garants du fonctionnement des institutions des services publics, de leurs stabilité.
    Vous parlez de l’angleterre ! la privatisation depuis 10 ans est une véritable catastrophe la bas. Regarder la distribution de l’eau, le métro de Londres mal entretenu etc. C’est ça que vous voulez pour la france ?

  4. Gwendal a raison, il y a trente ans le privé gagnait plus que le public, même près de trois fois plus il y a cinquante ans. Avec l’arrivée des socialistes mis en place par les salariés de la fonction publique, le nombre de fonctionnaires a pratiquement doublé donc l’activité moyenne de chacun à diminué et les salaires ont largement dépassé ceux du privé. Il fallait bien remercié les bulletins de vote. Le problème aujourd’hui c’est que le privé qui produit la richesse est saigné par le public devenu trop nombreux. Les syndicats ne veulent pas que l’on touche au système et ils ont raison. Sans le public point de syndicats.

  5. Ben dit :

    La RATP est un service publique et ne doit pas se transformer en mafia…

    La RATP a des problèmes pour recruter, comme c’est bizarre je crois bien que c’est le même problème pour la majorité des entreprises françaises… c’est fou ça, nous avons 10% de chômeurs mais toutes les entreprises françaises sont obligées de recruter à l’étranger !!

    Si je reprends votre raisonnement Gwendal, dites moi de combien vous seriez prêt(e) à indexer votre salaire pour que les maçons ou les couvreurs ou les boulanger etc… puissent eux aussi avoir tous les avantages de la RATP car dans tous ces métiers aussi il n’y a plus de jeunes qui veulent y travailler… Et je vous l’assure, ils ont eux aussi un travail très dur : certains travaillent par tous les temps et/ou très tôt le matin les dimanches et jours fériés, etc..

    Dites moi Gwendal en quoi les syndicats protègent les plus faibles et les plus démunis !?

  6. JOULIN dit :

    Entièrement d’accord avec Gwendal. Retraitée de la RATP moi-même, j’ai intégré la RATP comme employé de bureau à l’âge de 26 ans et je n’ai pu prendre ma retraite qu’à 61 ans 1/2 parce que j’avais eu 2 enfants, autrement je serais parti à 63 ans 1/2. Eh oui, à la RATP, nous n’avons droit qu’à UNE annuité par enfant et non DEUX, comme dans le privé. D’autre part, notre retraite est sèche : pas de retraite complémentaire, c’est pourquoi nous côtisons plus que le privé.
    Certe, j’ai une bonne retraite mais à quel prix : – les cours du soir (dispensés par la RATP), les nuits à étudier, les concours à préparer pendant plusieurs années tout en m’occupant de ma famille. Croyez-moi, ma retraite, je ne l’ai pas volée.

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