Le 1er mars dernier, le Président Sarkozy a décidé d’engager l’argent des contribuables à hauteur de 5,3 milliards d’euros pour aider BNP Paribas, la première banque française. Cette somme représente un peu moins de 2% des dépenses de l’Etat, ou deux fois les dépenses du ministère de la Culture, ou bien presque autant, à 20% près, que l’ensemble des crédits de la Justice…
Aujourd’hui, la banque rembourse, et permet à l’Etat, donc aux contribuables, d’encaisser 226 millions d’euros d’intérêts. On ne peut que s’en réjouir… Tout en faisant remarquer cependant que l’Etat n’est pas toujours aussi heureux dans ses opérations de sauvetage ! Ainsi, Dexia ou Natexis ne sont pas d’aussi bons placements.
D’une façon générale, quand les hauts fonctionnaires jouent au Meccano industriel (avec notre argent), ils perdent neuf fois sur dix. Pour une bonne affaire Alstom, combien de trous sans fond, comme la SNCF ?
Mais, quand on est l’Etat, et qu’on engage l’argent des contribuables, il n’y a pas que le plan financier. Il y a aussi celui de la morale. Or, on ne paye pas des impôts pour sauver telle ou telle banque, mais bien pour que l’Etat remplisse correctement ses fonctions régaliennes !
En volant au secours d’une banque ou d’un industriel, il fausse les règles de la concurrence, et institue un clivage immoral entre les entreprises qui sont protégées (les plus grandes) et celles qui ne le sont pas.
On objectera que les premières font courir au pays tout entier « un risque systémique »… Ce risque est sans doute très exagéré. Et il disparaîtrait complètement dès lors que l’Etat préviendrait solennellement les responsables des plus grands groupes qu’ils ne peuvent en aucun cas compter sur l’argent des contribuables.
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BNP n’avoit aucun besois d’être soutenu financièrement lors de la crise de fin 2008. C’est l’Etat, et notamment Christine LAGARDE, qui a iùôsé à BNP d’accepter un prêt financé par les contribuables et la dette publique. Prétexte: il était nécessaire que toutes les banques françaises reçoivent un prêt, faute de quoi les banques en difficulté araient été les seules à être renflouées, ce qui aurait mis en évidence leur faiblesse auprès du piblic. Bien évidemment, la BNP et d’autes banques s’empressent de solder ce prêt inutile et qui leur fait subir un lourde charge d’intérêt.