Le premier à avoir réussi la transition entre un système par répartition et un système par capitalisations, c’est le Chili, il y a 28 ans.
C’est un jeune ministre du travail, 30 ans à l’époque, qui a réussi l’exploit. C’est José Piñera, qui explique que pour passer de l’un à l’autre, il a privatisé des entreprises importantes, comme les mines de cuivre, qui étaient la propriété de l’État.
Nous aussi, en France, nous ne manquons pas d’entreprises à privatiser ; en outre nous avons quatre millions d’HLM que l’on pourrait vendre à leurs occupants.
Mais le plus fort encouragement à nous lancer dans la réforme des retraites nous vient de Michelle Bachelet, actuelle présidente du Chili. Ce n’est pas franchement une libérale : elle a passé quatre ans à Berlin-Est à être formée par les communistes allemands, elle a été soutenue par Ségolène Royal lors de sa campagne présidentielle en 2006, elle avait promis pendant sa campagne de réformer profondément le régime de retraite de Monsieur Piñera. Et qu’a-t-elle fait ?
Après deux ans de réflexion, elle s’est aperçue que la capitalisation avait permis le formidable développement économique du Chili. Elle a fait voter une loi il y a un an, qui non seulement ne revient pas à la répartition, mais augmente considérablement la capitalisation. Elle l’a notamment rendue obligatoire pour tous les travailleurs indépendants, alors que jusqu’à présent, les travailleurs indépendants avaient la faculté de cotiser à la retraite par capitalisation mais ils n’y étaient pas obligés.
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