«En quarante ans , 1 520 milliards d’euros auraient été transférés des pays riches vers les pays pauvres. La France elle-même aurait versé aux pays africains qu’elle aide 200 milliards d’euros, soit 13,15 % de ce montant. » D’où la pertinence de l’image utilisée par Jean-Paul Gourévitch d’une Afrique « sous perfusion ».
« Tant d’argent pour un tel résultat ! Comment est-ce possible ? » L’auteur de ce livre, consultant international en ressources humaines et spécialiste de l’Afrique et des migrations, revient sur les cinq siècles de présence de la France en Afrique, avant de s’interroger sur la politique actuelle : « L’aide des bailleurs de fonds ne vise-t-elle qu’à freiner l’immigration ou à éviter une explosion sociale qui mettrait en difficulté nos civilisations ? »
À ces transferts, déjà colossaux, Jean-Paul Gourévitch ajoute le coût de la surveillance des frontières et du contrôle des arrivées, des retours, des programmes européens de lutte contre l’immigration, celui des associations d’accueil des réfugiés, mais aussi celui de la dette ou des aides offertes aux Africains présents sur le territoire français…
Autant de dispositifs coûteux dont il analyse l’efficacité. Cette 2e réédition de son ouvrage permet d’établir un bilan vraiment complet de la politique de la France en Afrique, en évoquant notamment sans tabou le bilan financier, et d’évoquer ainsi lucidement l’avenir commun des pays concernés
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Quelles que soient les sommes qui sont versées « à l’Afrique », elles ne vont certainement pas dans les poches des Africains les plus nécessiteux. Elles grossissent les comptes en banque de dirigeants corrompus qui monnayent ainsi le pillage des ressources de leur pays. Aucune raison, donc, de s’étonner que ces « milliards » ne se traduisent par aucun changement dans la situation économique du continent africain.