« Les syndicats sont comme les fleurs, ils meurent quand on les arrose trop ». Cette phrase, placée en exergue de ce livre, est d’Antoine Falet, qui est un ancien syndicaliste.
Elle illustre parfaitement l’esprit de cet ouvrage, écrit par deux syndicalistes en activité et un journaliste tout à fait favorable aux syndicats.
Eux-mêmes avouent avoir été effarés de ce qu’ils ont découvert en menant l’enquête : l’affaire de l’UIMM, celle de la Caisse centrale des affaires sociales (CCAS) d’EDF, les comités d’entreprise de la SNCF, le cas Dalkia, les emplois fictifs de Dieppe, on en passe et des meilleures…
« Il est atterrant de constater que les organisations syndicales se soient si facilement entêtées dans des pratiques malsaines et des arrangements douteux qui, tôt ou tard, devaient les enliser et mettre en péril leur faculté de réagir » écrivent les auteurs.
Ceux-ci en appellent, en conclusion, à une « clarification des sources financières », notamment sur les « moyens octroyés par les entreprises et l’État aux organisations patronales qui sont aussi des syndicats ». Mais ne serait-il pas plus clair que l’État ne donne plus un centime aux syndicats, qu’ils soient patronaux ou salariaux ?
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