Le Cri du Contribuable

Le quotidien de la dépense publique

Débat Jacques Marseille, Christian Saint-

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La France est-elle en faillite ? À l’occasion de la parution du livre de Christian Saint-Étienne (Bourin éditeur), économiste et membre du conseil d’analyse économique (CAE), Le Cri a réuni, pour un débat, l’auteur de l’ouvrage et un autre brillant économiste, Jacques Marseille, professeur à la Sorbonne.

Que disent les deux protagonistes ?

D’abord que la croissance de la France est à la traîne : avec 1,7 % par an, nous sommes en retard par rapport à nos voisins et concurrents européens. Nous n’avons pas profité de la croissance mondiale de ces dernières années.
Pourquoi ? Les Français ne travaillent pas assez, résume Christian Saint-Étienne, qui évoque « l’idéologie de la fin du travail ». Notre taux d’emploi est inférieur à celui de l’Allemagne.

Il nous manque trois millions d’emplois productifs. Sur ces trois millions, un million de seniors, qui pourraient travailler mais ne travaillent pas, en raison notamment de l’âge de la retraite, fixé, de manière totalement démagogique, à soixante ans en 1981.

Situation aggravée par les préretraites, souligne Jacques Marseille, qui s’apparentent à des subventions aux licenciements.

Deuxième constat : il manque à la France, rappelle Christian Saint-Étienne, 15 000 entreprises de 200 personnes. Notre pays compte beaucoup de petites entreprises, mais elles ne grandissent pas, ou trop peu.

Tout se passe comme si l’administration s’ingéniait à leur mettre des bâtons dans les roues.

Un travail trop cher, un impôt sur les sociétés (33 %) qui contribue à grever la profitabilité des entreprises (en baisse drastique ces dernières années), une insécurité juridique, aussi, qui fait peur aux petits patrons, sans cesse menacés d’un procès aux prud’hommes ou de changements inopinés du Code du travail.

Une grosse entreprise a les moyens de lutter contre ces obstacles, pas une PME. Pour vivre heureux vivons petits, semblent dire les chefs d’entreprise.

Enfin, troisième constat et pas le moindre : les finances publiques.
Notre faillite, qui n’est que relative puisque notre pays continue à fonctionner tant bien que mal, pourrait devenir absolue, c’est-à-dire que nous serions en cessation de paiement.

Nos finances défaillantes, remarque Jacques Marseille, pèsent sur notre rôle en Europe, et évidemment sur notre économie.

« Nous perdons le contrôle de ce que nous sommes », insiste Christian Saint-Étienne.

Les deux économistes proposent des solutions. S’attaquer en premier lieu aux dépenses sociales, préconise Saint-Étienne, qui rappelle que l’essentiel de la dérive de ces dernières années vient de la protection sociale.

Le recul de l’âge de la retraite, nécessaire et inéluctable, est une des grandes pistes d’économie. « La principale réforme, c’est la réduction des dépenses publiques, conclut Jacques Marseille. Sous le chapeau ‘‘réduction des dépenses’’, vous déclinez : éducation, santé, économie, etc. » Nos gouvernants se convertiront-ils à cette vision aussi simple que sage ?

LE TEXTE DU DEBAT : 
http://www.lecri.fr/Texte-du-debat-Jacques-Marseille-897.html

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1 Commentaire pour “Débat Jacques Marseille, Christian Saint-”

  1. Marie51 dit :

    Bonjour

    En realité, de nombreuses entreprises ont trouvé le moyen de mettre leur siege social à l’etranger, ce qui leur permet chaque fin d’années, de recuperer une TVA devenue trop lourde pour leur budget! La somme recupérée est souvent enorme ! Aucun controle des faux siège sociaux en France; c’est assez effarant !

    L’Etat en effet s’ingenie à tout compliquer, questions paperasserie ! Nombreux sont les patrons des petites PME qui passent leur samedi et dimanche à remplir des tonnes de paperasserie au detriment de leur vie familiale et santé quand ce n’est pas pour leur travail. Une enquete sur les petites entreprises serait revelatrice de leur mal etre et d’un stress dont ils se passeraient bien !

    Quand une personne se met à son compte, les aides auxquelles il pourrait avoir droit, sont trop souvent « meconnues ». Un manque d’informations sur ce sujet est observé régulièrement!

    On ne le repétera jamais assez: les charges sont devenus beaucoup « trop lourdes » pour de nombreuses entreprises PME et PMI qui ne beneficient jamais d’aucune aide !

    Il y a un manque d’informations aussi aupres des comptables d’entreprises qui ne veulent pas s’encombrer d’une surcharge de travail, quand il existe certains contrats interessants pour les entreprises, les exonerant de payer des charges.

    Marie51

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