Peut-on réformer un monstre comme l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) ?
Oui, affirme Rose-Marie Van Lerberghe, qui a piloté cet énorme paquebot durant quatre ans. « Cette maison est au bord du gouffre, avait prévenu François Mattéi, le ministre de la Santé de l’époque. Le personnel est épuisé, les trente-cinq heures ont cassé la motivation… »
« Vos chances de succès sont à peu près nulles », lui avait lancé Raymond Soubie, le patron d’Altedia, avec qui elle travaillait à l’époque…
À force de détermination, la directrice a tout de même réussi à transformer les choses : renégociation des achats, mise en place d’objectifs clairs, suppression de huit cents emplois dans les fonctions administratives et techniques, externalisation des services qui pouvaient l’être.
« La preuve a été faite qu’on pouvait faire plus avec moins », résume l’auteur. « Même si c’est difficile, on peut faire bouger le secteur public », conclut Rose-Marie Van Lerberghe.
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